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Campra : Requiem

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Résumé

Concert
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Distribution

Présentation

L’interprétation des textes religieux est un domaine fascinant. Au fil des époques, des conciles, mais aussi des personnes qui les font vivre, leur lecture évolue, se teinte, voire change totalement. Le texte de la messe de Requiem, apparu vers le Xème siècle, est associé dans l’imaginaire collectif à la dernière liturgie de la vie, au passage vers la mort et le repos éternel, dans un climat oscillant entre la terreur et la sérénité. De fait, le texte évoque tout autant ce jour de colère (Dies Irae) que la lumière éternelle et le calme qu’elle procure à tout jamais (Lux aeterna).

 

Au fil des siècles, le monde sonore que ces textes de la messe des morts ont fait naître montre aussi la manière dont les compositeurs les ont ressentis et interprétés. Ainsi, chez Lalande, la séquence du Dies Irae évoque ce que pouvaient être les grands orateurs de la chapelle de Louis XIV. Dans le silence, une voit paraît. Un prêtre, en chaire, s’adresse, non plus de dos à l’autel au Seigneur, mais à la cour, à quelques mètres des courtisans. Aux grands maux les grands remèdes, il faut marquer les âmes d’images assez fortes pour contrebalancer toutes les vanités du monde, si puissantes à leurs yeux. L’orateur joue sur les silences, l’acoustique du lieu pour stupéfier, assène des vérités tirées des écritures, les illustre en concernant personnellement chacun des auditeurs, en les touchant à l’âme. Il use de contrastes fort : ces ruptures ont une incidence directe sur les battements de cœur de chaque personne de l’assistance. Viennent ensuite les fictions : on décrit les flammes de l’enfer comme Jérôme Bosch l’avait peint auparavant, on menace chaque pécheur avec l’image d’un Dieu puissant qui saura inflexiblement départager les bons des mauvais, entouré des anges du ciel, ceux-là même que la peinture et l’architecture du lieu représentent si bien. Leur nombre, leurs voix ajoutent à la puissance du sermon, qui amène finalement chacun à se remettre en question… avant de retrouver les tables de tric-trac, définitivement plus rassurantes.

 

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D’un sermon de Bossuet en chaire, les motets de Lalande sont l’exact parallèle sonore. On y traverse des mondes sonores stupéfiants, comme l’ouverture de ce Dies Irae, où d’une simphonie éminemment dramatique surgit le chœur des anges annonçant le jugement dernier, où les silences entrecoupant le grand chœur pétrifient littéralement l’auditoire. La trompette du jugement dernier, aux sons « étonnants » est figurée au milieu d’une cavalcade haletante (un Tuba mirum si différent de celui de Mozart !), la sérénité soudain reparaît au moment de l’évocation du Livre, instrument de la justice divine. Enfin, l’homme paraît : « Que dirais-je alors, pauvre de moi ? », où l’accompagnement doux, les chromatismes disent toute la fragilité et l’humanité. Les chœurs (Recordare et Pie Jesu) sont les chefs d’œuvres absolus de Lalande : il évoque la figure du Christ par un douceur et une intensité infinies.

 

André Campra, ayant grandi sous le soleil de la lumineuse Provence, apporte au texte de de cette messe des morts une vision très personnelle : plutôt que de mettre l’accent sur la figure d’un dieu vengeur, implacable au jour dernier, Campra trouve toute la douceur possible dans l’éternité, dans le repos promis, et dans la lumière éternelle : le premier chœur marque d’emblée cette lecture immensément réconfortante. Les affres de l’enfer ne sont pas gommées : les trios d’hommes aux harmonies contournées et dissonantes nous en projettent la vision, comme les grands chœurs infernaux d’où surgissent les âmes affolées du purgatoire. Comme chez Lalande, la douceur extrême arrive avec l’évocation de Jésus dans l’Agnus Dei. Un grand chœur à l’italienne conclut cet office où la nature profondément optimiste et solaire de Campra reprend l’ascendant : ce voyage sur terre aura largement valu la peine d’être vécu.

 

Correspondances est en résidence au théâtre de Caen.

Il reçoit le soutien en résidence de création de la vie brève – Théâtre de l’Aquarium. 

Correspondances est soutenu par le Ministère de la Culture – DRAC Normandie, la Région Normandie, le Département du Calvados, la Ville et le théâtre de Caen. 

L’ensemble est aidé par la Fondation Correspondances qui réunit des mélomanes actifs dans le soutien de la recherche, de l’édition et de l’interprétation de la musique du XVIIe siècle.

Il reçoit régulièrement le soutien de l’Institut Français, de l’ODIA Normandie et du Centre National de la Musique pour ses activités de concert, d’export et d’enregistrements discographiques.

L’ensemble Correspondances est membre d’Arviva – Arts vivants, Arts durables, et s’engage pour la transition environnementale du spectacle vivant. L’ensemble est membre de la FEVIS, de Scène Ensemble et du Réseau Européen de Musique Ancienne.

L’ensemble Correspondances est lauréat 2024 du Prix Liliane Bettencourt pour le chant choral de la Fondation Bettencourt Schueller. 

La Fondation d’entreprise Société Générale est le mécène principal de l’ensemble Correspondances.

 

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Programme

Jean Veillot ( ?-1662)

Tristis es anima mea

 

André Campra (1660-1744)

Requiem

 

Michel-Richard de Lalande (1657-1726)

Dies irae

La Chapelle Royale du Château de Versailles

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Tarifs
Prestige VIP

125€

  • Tarif Plein
    125€
Prestige

92€ à 107€

  • Tarif Plein
    107€
  • Tarif moins de 26 ans
    92€
  • Tarif Opéra Expérience
    92€
Catégorie 1

63€ à 74€

  • Tarif Plein
    74€
  • Tarif moins de 26 ans
    63€
  • Tarif Opéra Expérience
    63€
Catégorie 2

43€ à 51€

  • Tarif Plein
    51€
  • Tarif moins de 26 ans
    43€
  • Tarif Opéra Expérience
    43€
Catégorie 3

23€ à 28€

  • Tarif Plein
    28€
  • Tarif moins de 26 ans
    23€
  • Tarif Opéra Expérience
    23€

CATÉGORIE PRESTIGE VIP : Les meilleures places de la salle, le programme vous sera offert ainsi qu’une coupe de champagne.

 

CATÉGORIE PRESTIGE : De très bonnes places, le programme vous sera offert ainsi qu’une coupe de champagne.

 

TARIF RÉDUIT : accordé pour les moins de 26 ans, les bénéficiaires de la formule de l’Opéra Expérience et les groupes de plus de 10 personnes (hors formule Entreprise).

 

TARIF GROUPE : pour plus de renseignements, veuillez consulter notre page dédiée aux comités d’entreprise et groupes.

 

L’équipe billetterie est à votre disposition par téléphone au 01 30 83 78 89 (du lundi au vendredi de 11h à 18h) ou sur place dans notre billetterie-boutique (3 bis rue des Réservoirs, 78000 Versailles ; du lundi au vendredi de 11h à 18h, ainsi que les samedis de spectacles hors Grandes Eaux Musicales de 14h à 17h).

 

Pour un meilleur accueil, il est conseillé aux personnes à mobilité réduite de réserver leurs places par téléphone.

 

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