Distribution
- L’Amour Sorcier :
- Thierry Malandain Chorégraphie
- Manuel de Falla Musique
- Jorge Gallardo Décor et costumes
- Jean-Claude Asquié Lumières
- Don Quichotte :
- Martin Harriague Chorégraphie, scénographie, costumes et lumières
Présentation
L’Amour Sorcier
L’Amour Sorcier se déroule chez les gitans d’Andalousie, dans une atmosphère de superstition et de sorcellerie. On y voit l’amour de Candelas et Carmelo troublé par l’apparition du spectre d’un jeune homme qui jusqu’à sa mort était le fiancé de Candelas. Le maléfice sera définitivement rompu lorsque Candelas parviendra à détourner l’attention jalouse du revenant vers une autre jeune fille.
En rapprochant les morts des vivants, cette légende recouvre d’autres récits traditionnels, tels ceux relatant l’invitation de défunts aux rituels célébrant l’avènement du printemps. Des cérémonies qui dans leur fonction de régénération du monde, utilisent le feu comme symbole de la suprématie de la lumière sur les ténèbres. Ce que rappelle la danza ritual de fuego composée par Manuel de Falla pour éloigner l’esprit jaloux et permettre à Candelas de vivre à la lueur d’un nouvel amour. À la suite de quoi le revenant se détachera d’elle pour convoler en noces funèbres avec une jeune fille sacrifiée.
Sans dépouiller pleinement l’Amour Sorcier de son pittoresque andalou, c’est au cycle perpétuel de la mort et de la vie que je me suis attaché. À travers ce choix, et suivant une posture universalisant le propos, les rôles principaux sont en partie interprétés par l’ensemble des danseurs. Enfin, la scène est recouverte de pétales couleur de cendre. Des roses noires que l’amour a fuies, avant qu’il ne revienne.
Thierry Malandain.
Coproduction Grand Théâtre de Luxembourg, Teatro Victoria Eugenia de San Sebastián, Opéra Théâtre de Saint-Étienne, Grand Théâtre de Reims, L’Onde de Vélizy-Villacoublay, Opéra de Vichy, Les Amis de Malandain Ballet Biarritz, Malandain Ballet Biarritz
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Don Quichotte
Dans Don Quichotte, c’est la matière philosophique de Cervantès qui m’inspire, et dont je propose une lecture abstraite et sensible. Il ne s’agit pas d’en raconter le récit, mais d’en faire vibrer l’énergie : la puissance du rêve, le désir de vivre autrement, le combat à la fois dérisoire et sublime contre le réel. Chez Cervantès, le chevalier à la triste figure se dresse contre un monde désenchanté, régi par la raison et l’ironie, où l’idéal n’a plus de place.
À travers les plaines de la Manche, son voyage est autant géographique qu’intérieur : une traversée spirituelle où chaque pas dans la poussière fait vaciller la frontière entre illusion et vérité. Ce mouvement résonne pour moi comme une métaphore du chemin de l’artiste – un aller-retour constant entre le monde et soi, entre le réel et l’imaginaire.
Il est souvent admis que ce que Don Quichotte affronte vraiment, au-delà des moulins, ce sont les frontières invisibles de sa quête de justice, et ce besoin irrépressible de réenchanter le monde. Au cœur de cette lutte brûle un amour irréel, sans visage, moteur de courage et refuge d’espérance. Dans cette figure, je reconnais celle de l’artiste, habité par ses visions, souvent seul face à l’incompréhension du monde, mais toujours porté par la nécessité de créer. Comme Don Quichotte, il persiste à croire en la beauté, en la poésie, en la force du geste. Cet élan vital, fragile et obstiné, traverse la pièce comme une méditation sur la condition de l’artiste : entre lucidité et utopie, entre solitude et foi en l’art.
Y est célébrée cette obstination à croire, à aimer, à se battre contre le réel – non par naïveté ni héroïsme, mais par nécessité. Don Quichotte est ma troisième création pour le Ballet Biarritz, mais la première portée par la conscience de ma future responsabilité à sa tête. Cette perspective donne une intensité nouvelle à une question intime : comment continuer à rêver, à aimer, à créer, lorsque le poids du réel se fait plus présent ? Comment garder vivante la folie essentielle à l’art sans en perdre la mesure ?
Martin Harriague.
Succédant à Thierry Malandain, Martin Harriague prendra la direction du CCN Ballet Biarritz, à compter du 1er janvier 2027. Depuis l’annonce de cette nomination à l’été 2025, les équipes du Ballet œuvrent main dans la main avec les deux chorégraphes pour préparer cette nouvelle étape.
Ce programme partagé L’Amour sorcier / Don Quichotte célèbre la rencontre des univers de ces deux créateurs.
Deux évocations d’une Espagne fantasmagorique se répondent : l’une, charnelle et tellurique, s’élève d’une terre de poussière et de cendres ; l’autre, lumineuse et insensée, s’élance portée par le vent du rêve.
Dans L’Amour sorcier, Thierry Malandain fait surgir le spectre d’un amour qui refuse de mourir, prisonnier de sa passion.
Et dans cette ronde de vie et de roses noires, traces d’un feu éteint, c’est l’humanité entière qui cherche sa délivrance, entre mort et désir.
Dans Don Quichotte, Martin Harriague suit la trace d’un homme qui se bat contre le réel, guidé par un amour sans visage et par la foi obstinée en la beauté. Sous la folie du chevalier se devine la solitude de l’artiste, porté par la nécessité collective irrépressible de croire, d’imaginer, de créer.
Deux écritures, deux élans vitaux comme deux visages d’une même Espagne intérieure, mystique et ardente. Au cœur de ces deux œuvres brûle la même certitude : l’envie d’aimer est irrépressible, et le courage d’aimer, malgré soi, demeure le plus grand des gestes humains.
Production CCN Malandain Ballet Biarritz.
Coproduction Opéra de Saint-Etienne, Centro Danza Matadero – CDM, Scène nationale, Théâtre d’Orléans, Teatro Victoria Eugenia de Donostia, San Sebastián – Ballet T, Centre Chorégraphique National / Malandain Ballet Biarritz.
Soutiens : Carré des Mécènes du Malandain Ballet Biarritz, Association des Amis du Malandain Ballet Biarritz.
Programme
L’Amour Sorcier
Ballet pour 16 danseurs.
Créé au Grand Théâtre de Luxembourg en 2008.
Don Quichotte
Ballet pour 20 danseurs.
Création au Théâtre de la Gare du Midi de Biarritz en 2026.
Première partie : 25 minutes
Deuxième partie : 40 minutes
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Spectacle tout public
Spectacle tout public
Prestige VIP
166€
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Tarif Plein166€
Prestige
121€ à 139€
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Tarif Plein139€
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Tarif moins de 26 ans121€
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Tarif Opéra Expérience121€
Catégorie 1
92€ à 107€
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Tarif Plein107€
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Tarif moins de 26 ans92€
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Tarif Opéra Expérience92€
Catégorie 2
65€ à 77€
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Tarif Plein77€
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Tarif moins de 26 ans65€
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Tarif Opéra Expérience65€
Catégorie 3
45€ à 53€
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Tarif Plein53€
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Tarif moins de 26 ans45€
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Tarif Opéra Expérience45€
CATÉGORIE PRESTIGE VIP : Les meilleures places de la salle, le programme vous sera offert ainsi qu’une coupe de champagne.
CATÉGORIE PRESTIGE : De très bonnes places, le programme vous sera offert ainsi qu’une coupe de champagne.
TARIF RÉDUIT : accordé pour les moins de 26 ans, les bénéficiaires de la formule Opéra Expérience et les groupes de plus de 10 personnes (hors formule Entreprise).
TARIF GROUPE : pour plus de renseignements, veuillez consulter notre page dédiée aux comités d’entreprise et groupes.
L’équipe billetterie est à votre disposition par téléphone au 01 30 83 78 89 (du lundi au vendredi de 11h à 18h) ou sur place dans notre billetterie-boutique (3 bis rue des Réservoirs, 78000 Versailles ; du lundi au vendredi de 11h à 18h, ainsi que les samedis de spectacles hors Grandes Eaux Musicales de 14h à 17h).
Pour un meilleur accueil, il est conseillé aux personnes à mobilité réduite de réserver leurs places par téléphone.
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